Vers des systèmes caprins utilisateurs de la prairie cultivée

Vendredi 12 avril 2013 à Lusignan, Olivier Le Gall, Directeur général délégué de l’Institut national de la recherche agronomique et Jean-Marc Chabosseau, Président du centre Inra Poitou-Charentes, ont inauguré le dispositif expérimental Patuchev en présence de Philippe De Guenin, Directeur régional de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (Draaf) et de Ségolène Royal, Présidente de la Région Poitou-Charentes.

Inauguration du dispositif expérimental Patuchev à Lusignan. De gauche à droite : Philippe Guillouet (Inra), Ségolène Royal (Région Poitou-Charentes), Philippe De Guenin (Draaf), Olivier Le Gall et Jean-Marc Chabosseau (Inra), René Gibault (Commune de Lusignan).. © Région Poitou-Charentes, Françoise Roch
Par Service communication Inra Poitou-Charentes
Mis à jour le 29/08/2013
Publié le 12/04/2013
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Dossier inauguration Patuchev Le Poitou-Charentes est la plus importante région caprine française : 34 % des chèvres laitières y sont élevées et l’industrie y transforme 44 % du lait collecté en France. Le contexte économique se caractérise par une flambée historique des coûts de production associée à un prix du lait incertain.

Patuchev : un dispositif expérimental pour concevoir et évaluer des systèmes d’élevage caprins performants et durables

L’enjeu des systèmes d’élevages est d’évoluer vers plus d’autonomie afin de concilier performances économiques et environnementales. Dans ce contexte, l’Inra crée à Lusignan le dispositif expérimental Patuchev, pour concevoir et évaluer des systèmes d’élevage caprins performants et durables. Cette démarche s’inscrit dans les axes prioritaires 2010-2020 de l’Inra et dans le « Projet agro-écologique pour la France » du ministère chargé de l’Agriculture. Patuchev a pour objet d’évaluer trois conduites de trois troupeaux de 60 chèvres, caractérisés par deux périodes de reproduction et deux types d’alimentation à base d’herbe cultivée. La chèvrerie expérimentale construite pour répondre à ce projet a été financée par l’Inra, l’Europe (Fonds européen de développement régional), l’Etat (Fonds national d’aménagement et de développement du territoire) et la Région Poitou-Charentes. Elle traduit l’exigence environnementale du projet avec une isolation performante, la récupération des eaux de pluie, le traitement des effluents, l’optimisation de la mécanisation et l’utilisation d’un capteur solaire pour le séchage du foin.

Un partenariat avec les réseaux caprins du Poitou-Charentes : Rexcap et Redcap

Le dispositif Patuchev est partenaire du Rexcap, le Réseau d’excellence caprine Poitou-Charentes initié par la Région qui rassemble les acteurs économiques de la filière, la Région, les Départements et les structures de recherche, de développement et de formation. Ce réseau favorise les synergies régionales pouvant renforcer la compétitivité des entreprises afin de développer l’activité économique et l’emploi dans les élevages et les entreprises du Poitou-Charentes. Dans ce cadre, Patuchev s’inscrit en complémentarité du Redcap, un Réseau d’expérimentation et de développement caprin regroupant 34 élevages de Poitou-Charentes et des Pays-de-la-Loire. Le réseau Redcap identifie et centralise les questions des éleveurs pour les formuler en questions de recherche. Les résultats obtenus par Patuchev pourront ensuite être validés dans les élevages du Redcap et transférés en élevages privés.

En savoir plus

Un bâtiment économe en énergie pour loger les chèvres de l'Inra et produire du fourrage de qualité

Pour concevoir et évaluer des systèmes d’élevage caprins performants et durables, l’Inra a construit à Lusignan une chèvrerie expérimentale économe en énergie, avec le concours financier de l’Europe (Fonds européen de développement régional), de la Région Poitou-Charentes et de l’Etat (via le Pôle d’excellence rurale du canton mélusin).

L'investissement immobilier de 1 970 m² comprend une chèvrerie pour trois troupeaux de 60 chèvres laitières chacun, une salle de traite et un séchoir à foin (1 540 m²), et un bâtiment annexe de 430 m² pour stocker le fumier, la paille et loger des boucs, et un filtre à roseaux pour traiter les effluents d’élevage.

L’exigence d’excellence environnementale est à la base du projet. Les locaux techniques bénéficient d’une isolation performante. Le bois a été privilégié dans la construction du bâtiment. Le nettoyage de la salle de traite et les sanitaires du personnel utilisent de l’eau de pluie récupérée. Le traitement de l’eau est assuré par un filtre à roseaux et le fumier produit est transformé par compostage. Des solutions économes en énergie fossile ont été recherchées, comme l’optimisation de la mécanisation et le recours à l’énergie solaire.